lundi 25 avril 2011

Grande marée à Dinard (sur le banc des pourceaux)


C'était il y a un mois (le mardi 22 mars), un de ces jours de grande marée où la mer découvre des bancs de sable habituellement dissimulés par les flots.
Un belle journée bien qu'encore fraîche, un peu avant cette canicule d'Avril.




Ici, entre Dinard, Saint-Malo, et la baie du Mont-Saint-Michel, nous avons le plus fort marnage d'Europe; lors des grandes marées comme celle-ci, la différence entre le bas et le haut atteint presque 13 mètres (en hauteur!).

On nous a mis en garde contre ce danger depuis notre tendre enfance, mais il y en a encore qui se font avoir.




Un ultime avertissement!



On accède au "banc des pourceaux" par une étroite jetée sinueuse.



en descendant du port de pêche de Dinard.






On marche, du "tricovert" au "bacyrouge".



Nous voici entourés d'eau, de goélands, et, regardez au loin, des pêcheurs à pied assez nombreux pour un mardi!



Dinard à gauche,



et en zoomant un peu, Saint-Malo à droite.



Le pêcheur aguerri ne lésine pas sur le matériel.



Qu'est-ce qu'il pêche au juste?
On demande.




Ce sont des "amandes de mer" (les petits) et surtout des "vernis" (les gros).



- "C'est bon?"
- "Euh, bah! ben!.. avec de l'ail, du persil... haché, ça va..."


Bon d'accord, on a compris!
Même si la pêche à pied est parfois très amusante, on n'est pas là pour ça aujourd'hui.

Pour nos fidèles lecteurs, nous sommes en reportage...




et observation sur le terrain.



C'est notre pote Alex (à gauche) qui nous conduit...



on ne s'y aventurerait pas autrement.

De loin, on croit voir un dépôt de sacs poubelles 130 litres...
Encore un scandale à dénoncer?




Non! ce sont des algues que la marée découvre rarement.





C'est beau! on les mangerait toutes crues (avec une tartine de beurre).



Un "bacyrouge" comme on les aime.



Antoine fait le mètre étalon,



c'est souvent lui qui s'y colle.
L'eau commence à remonter; vite un film panoramique.



Certains rentrent avec des crabes,




et nous on rentre par où on est arrivé pour se précipiter vers la première terrasse en vue.
Vous en voulez encore?
On vous a fait un petit clip d'ambiance...






sur une musique de "Hooverphonic".

mercredi 16 mars 2011

Les boites de sardines de MHAD

MHAD ça a commencé avec les phares... et les boites de sardines.




En 1995, tout le monde se fichait bien des sardines et des maquereaux; c'était le casse-croûte des "prolos", même si certains collectionneurs avisés avaient repéré ce petit filon peu coûteux.
Mais, comme on avait bien pris nos leçons de Andy Warhol, on s'est emparé de ce sujet pour élaborer notre Bretagne Pop.
On a commencé notre quête de vieilles boites...







... les meilleurs coins pour les dénicher à l'époque, étant les petits supermarchés du Finistère.

On s'est mis à nos pancartes.




(d'après?)



(d'après?)



Nous ne connaissons pas les auteurs des dessins originaux, mais certains motifs sont parfois très inspirés, comme ce marin pêcheur en sabot chevauchant une sardine géante.




(d'après?)


et on ne s'est pas arrêté là.


(d'après?)



(d'après?)



(d'après?)



(d'après?)



(d'après?)


On n'est pas chauvins, donc des vendéennes aussi.


(d'après?)



(d'après?)


Nous avons apporté notre modeste contribution à toute cette créativité, mais ce motif n'a jamais été édité...



(MHAD)

... ni celui-ci.



(MHAD)


On n'a pas oublié le Thon en boite.


(d'après?)


(MHAD)

ou si on préfère...


(MHAD)



(MHAD)

Puis, on a commencé à nous parler des oméga 3, et là tout a changé.
Manger des sardines et des maquereaux est devenu très tendance, d'autant que les chefs étoilés se sont emparé de ces produits (jadis dédaignés), pour en farcir des homards, en faire des mousses à la truffe et son coulis de panais, et le top, les servir à même la boite avec sa baguette grillée à la broche.

Voici une des dernières boites que nous ayons représentées, d'après une boite "moderne".




(d'après?)

Hum! c'était il y a longtemps déjà!