vendredi 10 juillet 2009

Exposition MHAD et Géo-Fourrier à Pénestin


Voilà, on vient tout juste d'accrocher notre exposition de l'été à Pénestin.


............................................(cliquez pour agrandir)

.......Voici l'affiche

Vous ne reconnaissez pas formellement notre style?
C'est normal, l'affiche combine une peinture de MHAD pour le phare et une peinture de Géo-Fourrier pour le personnage.

Quelques explications s'imposent.
Il y a plusieurs nouveautés pour nous cet été.
On n'expose ni dans un bar ni dans un restaurant comme souvent, mais à l'invitation de la municipalité de Pénestin, dans une salle municipale donc.


.......Vive Pénestin!

D'autre part, si on regarde la carte de Bretagne, on n'est pas sur la Côte Nord ni dans la mer d'Iroise comme souvent, mais dans le Sud-Morbihan.




C'est même la station balnéaire la plus au sud de la presqu'île bretonne, située sur la rive gauche de l'estuaire de la Vilaine (vous savez, ce fleuve qui passe au milieu de Rennes, dont on vous a déjà parlé, et qui se jette là après avoir parcouru plus de 220 kilomètres, ce qui lui vaut ce nom de fleuve).


........................................... ...(cliquez pour agrandir)

La commune de Pénestin est connue principalement pour deux choses.
D'abord la culture ou plutôt l'élevage(?) des moules de bouchot (à l'entrée du bourg, on peut lire "Pénestin capitale de la moule").





Vous pouvez être certains d'y déguster des moules-frites cet été.





Deuxièmement, pour un site remarquable: la falaise de la Mine d'Or.




Non, elle n'est pas en or massif, mais elle en contient un peu.
On se calme, on a dit un peu, et ça nous étonnerait qu'on vous laisse donner des coups de pelle dedans.
En tous cas, elle intéresse beaucoup les géologues (la géologie est un domaine dans lequel nous n'avons que de piètres connaissances, aussi nous vous laissons approfondir vous-même le sujet).

Venons-en au principal, ce qui est également nouveau pour nous, c'est que nous partageons l'espace d'exposition avec un peintre nommé Géo-Fourrier, dont nous n'avons pas pu serrer la main, et pour cause, il aurait aujourd'hui 111 ans (il est né en 1898 et est décédé en 1966).

Il a beaucoup travaillé sur le thème de la Bretagne, dès 1924.
Voici une de ses images, peut-être la plus connue.




Evidemment, il n'a pas vu la même Bretagne que nous, toutefois vous avez sûrement noté que cette exposition s'intitule "Connivences artistiques", donc il y en a.

Nous reviendrons plus en détails sur Géo-Fourrier et les "connivences" dans notre prochain message.

Bon, c'est pas mal tout ça, non?
L'expo ouvre le 11 juillet et vous, chers lecteurs de ce blog, vous êtes invités à venir au vernissage le samedi 18 juillet à 11 heures (oui, le matin, à l'heure de l'apéro!) à l'Espace Jean-Emile Laboureur à Pénestin.

A bientôt, chers tous.

dimanche 28 juin 2009

C'est l'été! (MHAD fait la couverture du magazine "BRETONS")


De l'actualité donc.
Nous avons eu le plaisir d'être invités à faire la couverture du dernier numéro de "Bretons" (n°45, numéro de juillet paru le 25 juin).
La rédaction de "Bretons" a utilisé une peinture déjà ancienne, et l'a un peu modifiée pour l'occasion: il fallait retirer le Cotentin, puisque le magazine s'intitule "Bretons"...



C'est une peinture que nous avions créée en 2001. Nous l'avions exposée une première fois à Paris lors d'une exposition dans le quartier Drouot, puis nous l'avions choisie pour réaliser une affiche pour une expo sur l'Ile d'Ouessant durant l'été 2002...



...enfin, vous avez aussi pu la voir dans notre livre "Bons souvenirs de Bretagne" au chapitre "Glao"(pluie en breton).
L'article, vous vous en doutez, balaye pas mal d'idées reçues sur le climat en Bretagne.


Dans ce même numéro de "Bretons", à la rubrique culture, on annonce quoi?
Une expo MHAD à partir du 11 juillet, avec Géo-Fourrier.
Vous pouvez vous procurer ce n° de "Bretons" pour en savoir plus (mais si, on le trouve même à Paris!).
On vous reparle de tout ça plus en détails dans quelques jours, mais là on doit y aller. Vous ne vous rendez pas compte, on a des peintures à finir, nous!

lundi 18 mai 2009

Les Phares de MHAD


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................(de gauche à droite et de haut en bas: Binic, Erquy, Saint Quay-Portrieux dans la baie de Saint-Brieuc; Le Guivinec dans le Pays Bigouden; le Grand Jardin en face de Dinard et Saint-Malo; le phare du Herpin au large de Cancale; Port-Haliguen dans la Presqu'île de Quiberon; Ploumanach-"Men ruz" sur la Côte de granit rose - CLIQUEZ POUR AGRANDIR)


Les phares bretons, à eux seuls, c'est déjà un vaste répertoire de formes et de couleurs.
On en a représenté beaucoup, surtout à nos débuts.
A notre manière... L'occasion d'inventer un format vertical isolant le motif, bien adapté pour représenter toutes ces tourelles. C'est un format que l'on aime toujours et que l'on utilise pour d'autres sujets.



.........(les phares de port de Le Palais à Belle-Ile-en-mer)


.........(Doëlan amont et Doëlan aval dans le Finistère sud)


Ces petits phares de port vont parfois par deux avec leur code couleur: rouge à babord / vert à tribord.



Tricovert et bacyrouge, c'est le moyen mnémotechnique: TRIBORD (droite), conique, vert et BABORD (gauche), cylindrique, rouge (dyslexiques et confondeurs de gauche et de droite s'abstenir...). Et si vous n'avez pas compris, arrêtez tout de suite la navigation, malheureux!

Mais tous les phares n'ont pas la forme d'une tour ou d'une tourelle, il y en a qui adoptent celle d'une maison.


............(Le phare des chats sur l'île de Groix; le phare de Nantouar en face de Perros Guirec; le phare de Beg Leguer du côté de Lannion)


Il n'y a pas que des phares côtiers, il y a des phares de pleine mer.


...........(Kéréon dans le courant du Fromveur entre Ouessant et l'Archipel de Molène)


Sans parler des balises


............(La Potée, entre Sainte Marine et Bénodet; Danger et Babord, on ne sait plus où, un peu partout...)


Et des bateaux-feu


........(celui-ci est à la retraite dans le port-musée de Douarnenez)


Quoi d'autre? Le phare en pierre le plus haut du monde? Le plus haut phare d'Europe? Pas de problème, on a ça en Bretagne.





C'est le phare de l'Ile vierge au large de Plouguerneau. Il marque la limite entre l'Atlantique et la Manche.





Le phare de l'Ile vierge le jour et le phare de l'Ile vierge la nuit...

CLIC - CLIC. Voilà qui va plaire aux enfants!

Nous avons représenté beaucoup d'autres phares. Si vous voulez en voir plus, envoyez nous vos demandes, on se fera un plaisir d'y répondre.
A plus, les pharophiles !

mercredi 6 mai 2009

BLOG en PANNE


Désolé de ne pas maintenir la cadence: notre ordi est en réparation.
A bientôt.

mercredi 15 avril 2009

Haïku d'avril

(à lire avec un accent japonais)





Revoilà le printemps
 
les vaches rient
Hi Hi


L'Ancêtre a-t-il bougé?



Oui, ses bourgeons verts frétillent 
dans l'Azur.

Mais, qu'est-il écrit sur la petite pancarte? (allons voir...)




Ah!.. oui...
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mercredi 1 avril 2009

mardi 24 mars 2009

Ouessant, rouille et religion

..............................................(La pharmacie d'Ouessant)

Pensez vous vraiment que les déclarations de Benoit XVI aient tant d'influence, que nous verrons bientôt les distributeurs de préservatifs du continent aussi rouillés que celui de l'île d'Ouessant ?


On veut pas avoir d'ennuis: on précise qu'à Ouessant, c'est l'air salé qui est responsable !

vendredi 13 mars 2009

Extrait de BONS SOUVENIRS de BRETAGNE (Texte de Caroline Le Marquer): BUZUG

Dans un dernier message (celui du 3 mars 09) nous avons parlé des "beudghets" - mot gallo pour désigner les vers de terre.
En breton, on dit "buzug"; les gens de Saint-Malo, eux, disent: "non, non, non, on dit bouzou!" (Ah! les malouins...).
Peu importe, il y a quelques années, nous avons peint une pancarte intitulée "Buzug" et, cet intéressant sujet se retrouve dans notre livre "Bons souvenirs de Bretagne" dont voici un extrait écrit par Caroline:


..........................................BUZUG
..........................................(les lombrics)

"Là où la langue française s'est révélée peu inventive avec le terme de "ver de terre", la langue bretonne, elle, a su ciseler un mot aussi expressif que commode pour désigner les lombrics: Buzug! A peine leur nom prononcé (bus-suk!), les imagine-t-on déjà se tortiller entre deux plates-bandes. Modestes, peu expansifs, mais finalement plus sympathiques que répugnants! 
Buzug, un mot difficile à placer dans une conversation? Détrompez-vous: les bretons aiment tant leur buzug qu'ils trouvent toutes sortes d'occasions d'y faire référence, surtout, d'ailleurs, pour se moquer d'eux-mêmes. En nom de bateau ou titre de gazette, en sobriquet ou pseudonyme, c'est un terme tout à fait espiègle pour désigner quelque chose comme un limaçon, doublé d'un drôle de zèbre. En poussant un peu plus loin l'autodérision, parler de la santé de son buzugenn peut aussi être une manière, pour les vieux messieurs, d'évoquer l'état de leur virilité... Mais rassurez-vous, ce n'est, en général, que pour vous asticoter! Tout ce qui se rapporte aux buzug, vous l'avez compris, est sujet à plaisanterie!"

mardi 3 mars 2009

Comment MHAD s'amuse le week end en Bretagne

Il y a quinze jours, nous étions invités à un truc inédit pour nous: une pilerie de terre!







Ça se passait chez un couple d'amis qui construit une maison écolo, sur le principe d'un assemblage de bottes de pailles recouvert de terre. A terme le toit sera végétalisé.





Une partie des murs n'est pas encore recouverte de terre, parce que ça sera peut-être une véranda finalement.




Le sol sera en terre battue.




Pour l'instant il est un peu grumeleux donc, plutôt que de faire appel à des rouleaux compresseurs, nos amis préfèrent renouer avec d'anciennes pratiques rurales: la "pilerie de terre", on dit aussi "pilerie de place" (prononcer pjas). Il faut réunir un certain nombre de "pilous d'beudghets", cette dernière expression signifiant à peu près "écrabouilleurs de vers de terre"!




Le seul équipement requis: une paire de bottes ou bien des chaussures genre "Docksides" ou "Caterpillar" (interdit aux talons aiguilles en tous cas, et foin de l'élégance!).



Les musiciens commencent à jouer sur la mezzanine.







ensuite il s'agit de danser en se faufilant dans tous les recoins de la maison.
C'est parti...








On ne connait pas les danses traditionnelles (jamais mis les pieds dans un fest-noz) mais l'important... c'est de participer! 



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Pilées-menu, ridées, tours, moulinet du
sacristain... Ca donne chaud!



On se restaure, on piapiate...

;;;;;;;;;;;;;;(Maryline au milieu)

On mange des cakes; ça donne soif...




On passe en revue les crus locaux...

...............(Jean-René au milieu)

Comment tu le trouves mon nouveau costume?




On se réagite...




Allez, bande de feignassoux...Au bout de quelques heures le sol n'est pas parfaitement lisse...




... il faudra prévoir des finitions, mais désormais les vers de terre devraient se tenir à carreau. On a fait voler de la poussière aussi.

.........................................................(nous)

La "fraîche" commence à tomber, la nuit aussi.




La soirée continue mais nous, on rentre (c'est frileux un rennais!).
A bientôt
Jean-René et Maryline.